|
Des milliards d'euros pour qui? |
|
|
|
|
Écrit par Jean-Claude Fauveau
|
|
Mardi, 14 Octobre 2008 10:23 |
|
Les jours difficiles que nous vivons en rappellent étrangement d’autres ! En relisant l’ouvrage d’Albert Mathiez : « Le Directoire Du 11 brumaire an IV au 18 fructidor an V ». Jacques Godechot. Librairie Armand Colin. 1934, on ne peut que constater qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.Le Directoire a succédé à la Convention le 26 octobre 1795. Les comptes de la nation sont à sec. Les dépenses de l’Etat dépassent largement les recettes. Les classes moyennes sont mises à contribution. On procède à des distributions gratuites de vivres par le Gouvernement ou les municipalités. La misère s’installe de façon durable, surtout à Paris. Des grèves éclatent un peu partout. On crée des taxes, des impôts, on en arrive à la déflation. Et finalement on relance la machine en imaginant les mandats territoriaux qui vont ruiner le système. Heureusement on dispose des biens nationaux qui vont être bradés à tout va pour alimenter la machine infernale. La République est mise au pillage ! Aujourd’hui, sans faire d’amalgame, on retrouve un peu les mêmes causes. L’endettement de l’Etat se monte à 1200 milliards d’euros. Avec les engagements en matière de retraites des fonctionnaires, on double la somme : 2.500 milliards empruntés ou à emprunter !! L’Etat continue à vivre au dessus de ses moyens et l’on frôle le Grand Chambardement. En septembre 2008, on cherche désespérément 1,5 milliard d’euros pour créer une usine à gaz, auquel beaucoup ne croit pas, le RSA. Et pour cela on imagine d’imposer de nouveau ceux qui arrivent encore à mettre un peu d’argent de coté pour compléter des retraites qui seront insuffisantes. Et tout d’un coup, miracle. On trouve 400 milliards d’euros pour renflouer des banques et des organismes financiers qui, pour certains, ont joué avec des produits financiers pourris, subprimes ou autres, en passant par des paradis fiscaux. Souvent aussi en vendant à leurs clients des plans d’épargne miraculeux, mais qui ont commencé à perdre de l’argent dès leur mise sur le marché. Cherchez l’erreur. Heureusement on a les restos du cœur !
|
|
Mis à jour ( Mardi, 21 Octobre 2008 19:03 )
|