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Écrit par Jean-Claude Fauveau
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Lundi, 25 Août 2008 14:45 |
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Le 18 juillet 2008, conférence à la Salle des fêtes de Sauxillanges. L'Association Pierre Le Vénérable accueillait Jean-Claude Fauveau, pour une confèrence sur le thème suivant: "Le prince Louis cardinal de Rohan-Guéméné, prieur du monastère de Sauxillanges, de 1745 à la Révolution". Une assistance nombreuse, dont beaucoup d'habitants du canton, que cotoyaient l'ancien sous-préfet d'Issoire, M.Amat, le maire et conseiller général de Sauxillanges, M. Bernard Sauvade, le président de l'Association organisatrice, M. Marcel Piccand et plusieurs autres personnalités, était venue faire plus ample connaissance avec cet éminent prélat, objet du livre de jean-Claude Fauveau: "Le prince Louis cardinal de Rohan-Guéméné ou les diamants du roi", paru chez l'Harmattan en 2007. Une iconographie nombreuse leur a permis de visualiser les personnages mis en cause dans l'Affaire dite du collier de la reine Marie-Antoinette. De nombreuses questions sont venues, après la conférence, montrer le grand intérêt qu'ont porté les membres de l'assistance à cet exposé. PS. Si vous n'avez pu assister à cette conférence, vous pouvez en avoir une idée en allant sur le site personnel de jean-Claude Fauveau chez l'Harmattan ou sur le site de la librairie Mollat à Bordeaux (Conf du 1er mars 2007) |
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Mis à jour ( Samedi, 06 Septembre 2008 20:37 )
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LE PRINCE LOUIS CARDINAL de ROHAN-GUEMENE
Ou les diamants du roi
Louis de Rohan-Guéméné est né sous Louis XV, en 1734, dans une famille opulente et très influente. Destiné dès sa naissance à l’Eglise, le prince Louis fera d’excellentes études chez les jésuites puis au séminaire de Saint-Magloire et à la Sorbonne. Là, il sera le condisciple de tous les grands prélats qui participeront au gouvernement de la France jusqu’à la Révolution. Il fait une carrière météorique au sein de l’Eglise de France : chanoine du Chapitre de Strasbourg à neuf ans, prieur commendataire du grand monastère de Sauxillanges en Auvergne à onze, ordonné prêtre à vingt deux, coadjuteur de l’archevêque de Strasbourg, son oncle, à vingt cinq. A ce titre il reçoit du roi deux importantes abbayes en commende, celle de la Chaise-Dieu en Auvergne et celle de Montmajour en Provence, avant d’être nommé, par le pape Benoît XIV, évêque de Canople un an après. L’Académie française l’accueille à vingt sept ans ! En 1771 il est envoyé en Autriche, comme ambassadeur extraordinaire, où il se montrera très fin diplomate en dévoilant au roi, avant l’heure, le dépeçage de la Pologne. Il accumulera ensuite les postes les plus éminents : archevêque de Strasbourg, grand aumônier du roi, cardinal, ou proviseur de la Sorbonne. Il va tomber dans un guet-apens monté par une intrigante, Mme de La Motte-Valois, dans l’affaire dite « le collier de la reine », mais que l’on devrait plutôt intituler « les diamants du roi », où il sera honteusement dupé. Acquitté par le Parlement de Paris, il sera exilé par le roi à la Chaise-Dieu. Il reprendra ensuite ses fonctions en Alsace, avant d’être député à l’Assemblée nationale. Le prince Louis terminera ses jours, en 1803, à Ettenheim, en exil, dans les diocèses allemands qu’il avait conservés. Traînant jusqu’à la fin de sa vie les séquelles de son instant d’égarement, mais fascinant son entourage par son courage, son intelligence et sa bonté.
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