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JOSEPHINE L'impératrice créole. L'esclavage aux Antilles, et la traite pendant la révolution française |
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Écrit par Jean-Claude Fauveau
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Jeudi, 19 Février 2009 17:35 |
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L’impératrice créole, Joséphine, est née en 1763, sous Louis XV, à la Martinique. Elle s’appelle Rose-Marie-Josephe Tascher de la Pagerie. Son père, Joseph-Gaspard est un créole, d’une famille noble d’origine blésoise et orléanaise. Celle de sa mère, née Rose-Claire des Vergers de Sannois, était installée à la Martinique depuis plus d’un siècle. Ils possèdent une belle « habitation » aux Trois-Ilets, sur laquelle travaillent de nombreux esclaves pour produire du sucre. Elle épouse, dans un mariage « arrangé » le jeune Alexandre de Beauharnais, fils d’un ancien gouverneur de l’île. Les Beauharnais proviennent de l’Orléanais, mais aussi de Saint-Domingue, où l’une de leurs ancêtres possédaient trois « habitations » où de nombreux esclaves produisaient aussi du sucre. Le mariage ne sera pas heureux, le jeune mari menant une vie plus que légère, dilapidant sa fortune et négligeant son épouse, qui demandera la séparation. Alexandre aura un destin tragique. Il sera un homme politique talentueux, épousant les idées de l’époque. Il présidera l’Assemblée nationale, mais se montrera moins brillant comme général. Il démissionnera même de l’Armée, après un échec mortifiant devant Mayence, et rentrera en France où il sera guillotiné sous la Terreur. Joséphine aura alors une vie difficile, vivant de façon très précaire avec les deux enfants qu’elle a eus d’Alexandre: Hortense et Eugène, qui auront tous deux un brillant destin. Elle rentrera à la Martinique, avec Hortense, pendant deux ans de 1788 à 1790, vivant de loin le début de la Révolution. Pendant cette période, elle aura une existence un peu indolente, comme elle l’aime, sur la plantation des Trois-Ilets, où elle a retrouvé les noirs de l’habitation, qu’elle aime profondément depuis son enfance. Elle fréquentera aussi les salons de Fort-Royal, où elle retrouve une existence beaucoup plus mondaine. Devant les troubles qui commencent à gagner les Antilles, et, en particulier, les Anglais qui veulent mettre la main sur la Martinique, elle réussit à regagner la France. Où elle vivra une existence difficile, et dangereuse puisqu’elle connaitra, elle aussi, la prison de La Force, avant de rencontrer le jeune général Bonaparte qui est au tout début de sa prodigieuse carrière. Et qui l’entrainera avec lui dans un destin, qui lui convient parfaitement. Avec Bonaparte, elle va se révéler comme une femme brillante, parfaitement bien élevée, sachant aider et suivre son mari dans la glorieuse destinée qu’il connaitra. Mais contrairement à ce que beaucoup pense, elle n’aura aucune influence politique, ni sur le général, ni sur le premier consul, ni sur l’empereur! En particulier, on peut dire avec certitude que ce n’est pas elle qui fera rétablir, par Bonaparte, l’esclavage dans les colonies françaises en 1802. Les conditions économiques désastreuses, dans lesquelles, le Premier consul aura trouvé la France, après le Directoire, suffisent amplement à expliquer cette décision. Qu’il regrettera encore d’avoir prise, longtemps après. Ne dira t-il pas à Sainte Hélène: «C’est une grande faute que j’ai faite là. Je regrette d’avoir cédé aux recommandations du Sénat ». En 1804, il couronnera lui-même Joséphine, la première impératrice créole de l’Histoire de France. Contre l’avis général de tous les membres de la famille Bonaparte qui souhaitaient qu’elle soit répudiée. Et c’est, la mort dans l’âme, qu’il en divorcera, en 1809, pour des raisons dynastiques! Ne disait-il pas, encore, au comte de Las-Cases: « Joséphine avait raison, l’avoir quittée m’a porté malheur »! La Martinique ne peut que s’enorgueillir, d’avoir donné à la France sa première impératrice créole. A LIRE PROCHAINEMENT CHEZ VOTRE EDITEUR PREFERE (A SUIVRE) |
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Mis à jour ( Jeudi, 19 Février 2009 17:50 )
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Et si tout le monde s’était trompé ? |
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Écrit par Jean-Claude Fauveau
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Vendredi, 26 Décembre 2008 16:28 |
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Tous les experts, depuis de longs mois, nous prédisaient un chômage à 5%, une croissance constante, un baril à 200 dollars et une dette en diminution. On voit le résultat aujourd’hui. La France en est à son nième plan de relance et le déficit a crevé tous les plafonds. On vient même de nommer ce bon M Devedjian pour mettre en œuvre le plan de relance économique. Il fallait trouver un job à ce pauvre homme qui s’ennuyait à l’UMP et dans les Hauts de Seine. Voilà l’homme qui va relancer la machine. Il n’a pas de grandes notions d’économie, il était avocat, mais cela ne dérange personne ! Pour le moment le nouveau ministre s’installe. Il a lui-même envoyé un communiqué à l’AFP, avant l’Elysée. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Il cherche un directeur de cabinet ? Il en trouve un dans l’heure et qui, en plus, peut se libérer dans les trois heures. A croire que le préfet de région de Haute-Normandie n’a rien à faire, puisqu’il est disponible immédiatement. Il cherche des locaux, il va déloger, pour cela son confrère porte-parole du gouvernement qui a pris goût à l’hôtel Cassini, dans le meilleur arrondissement de Paris. Ne pensez pas que notre nouveau ministre se lance alors dans son nouveau job immédiatement. Il va d’abord dépenser de l’argent pour se construire des bureaux agréables. Il en a pour rénover les lieux, refaire la fontaine du parc, changer les moquettes, la vasque du hall. Normal me direz vous, c’est lui qui distribue ! Il va falloir maintenant qu’il commande les grosses berlines à vitres teintées, qu’il choisisse ses collaborateurs, mais là il n’a que l’embarras du choix. Ah non, il lui faut trouver un bon cuisinier pour son ministère. Hélas ! Les bons sont déjà en poste. Mais M Devedjian peut être content, on parle déjà de lui. L’un de ses collègues du gouvernement a même jugé qu’il avait la capacité d’être « un Premier ministre bis ». Pendant ce temps aux Etats-Unis, tout le monde attend Barack Obama comme le Messie. Personne ne se demande, là bas, pourquoi il a fallu dépenser un milliard de dollars pour élire un nouveau président, alors que le précédent n’en avait nécessité que 250 millions. On est content, on change de président ! Il sera forcément meilleur ! |
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Mis à jour ( Vendredi, 26 Décembre 2008 16:35 )
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Des milliards d'euros pour qui? |
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Écrit par Jean-Claude Fauveau
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Mardi, 14 Octobre 2008 10:23 |
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Les jours difficiles que nous vivons en rappellent étrangement d’autres ! En relisant l’ouvrage d’Albert Mathiez : « Le Directoire Du 11 brumaire an IV au 18 fructidor an V ». Jacques Godechot. Librairie Armand Colin. 1934, on ne peut que constater qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.Le Directoire a succédé à la Convention le 26 octobre 1795. Les comptes de la nation sont à sec. Les dépenses de l’Etat dépassent largement les recettes. Les classes moyennes sont mises à contribution. On procède à des distributions gratuites de vivres par le Gouvernement ou les municipalités. La misère s’installe de façon durable, surtout à Paris. Des grèves éclatent un peu partout. On crée des taxes, des impôts, on en arrive à la déflation. Et finalement on relance la machine en imaginant les mandats territoriaux qui vont ruiner le système. Heureusement on dispose des biens nationaux qui vont être bradés à tout va pour alimenter la machine infernale. La République est mise au pillage ! Aujourd’hui, sans faire d’amalgame, on retrouve un peu les mêmes causes. L’endettement de l’Etat se monte à 1200 milliards d’euros. Avec les engagements en matière de retraites des fonctionnaires, on double la somme : 2.500 milliards empruntés ou à emprunter !! L’Etat continue à vivre au dessus de ses moyens et l’on frôle le Grand Chambardement. En septembre 2008, on cherche désespérément 1,5 milliard d’euros pour créer une usine à gaz, auquel beaucoup ne croit pas, le RSA. Et pour cela on imagine d’imposer de nouveau ceux qui arrivent encore à mettre un peu d’argent de coté pour compléter des retraites qui seront insuffisantes. Et tout d’un coup, miracle. On trouve 400 milliards d’euros pour renflouer des banques et des organismes financiers qui, pour certains, ont joué avec des produits financiers pourris, subprimes ou autres, en passant par des paradis fiscaux. Souvent aussi en vendant à leurs clients des plans d’épargne miraculeux, mais qui ont commencé à perdre de l’argent dès leur mise sur le marché. Cherchez l’erreur. Heureusement on a les restos du cœur ! |
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Mis à jour ( Mardi, 21 Octobre 2008 19:03 )
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UN COUP D’ÉTAT BIEN MAL ORGANISÉ |
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Écrit par Administrator
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Lundi, 28 Juillet 2008 17:19 |
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Quand on lit, ou plutôt relit, le livre passionnant d’Albert Ollivier, intitulé « Le Dix-huit brumaire » (Gallimard 1959), on reste confondu par l’inorganisation qui a présidé au coup d’état fameux, dit du Dix-huit brumaire. Et l’on se dit que le général Napoléon Bonaparte a eu beaucoup de chance de réussir à devenir consul puis premier consul ! Après avoir failli être mis hors la loi. Il a été, dans cette affaire, bien aidé par son épouse, l’encore belle Joséphine qui, revenue en grâce après le retour d’Egypte, a organisé réception sur réception pour que les principaux acteurs se rencontrent dans leur maison de la rue de la Victoire. Par son frère Lucien (vingt-quatre ans) qui, en prenant plusieurs initiatives heureuses et audacieuses, a réussi à retourner une situation compromise. Par Murat enfin qui, avec sa détermination coutumière, a pris la décision qu’il fallait, devant la révolte larvée des parlementaires des Cinq-cents. En les expulsant manu militari de leur hémicycle tout provisoire. Mais surtout, et cela on le sait moins, l’abbé Sieyès est venu l’appuyer en restant dans les coulisses du château de Saint-Cloud. En voilà un qui n’a jamais perdu son sang-froid ! Résultat, après deux jours d’agitation, le soir de ce dix-neuf brumaire (10 novembre 1799), peu avant minuit, le Directoire disparaît et trois consuls de la République sont désignés : Sieyès, Ducos et Bonaparte. Quelques jours plus tard, et bien malgré lui, c’est encore l’abbé Sieyès qui, chargé par Bonaparte, qui lui fait tenir le rôle de suprême Électeur, du droit de désigner les trois premiers magistrats de la République, aura à se prononcer pour une liste établie par Roederer, donc par Bonaparte : Bonaparte devient ainsi premier consul, assisté de Cambacérès second consul et de Lebrun troisième consul. L’Empire est en marche.
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Mis à jour ( Dimanche, 03 Août 2008 15:27 )
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